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Accueil > Actualités et normes > Top 4 des absurdités liées au télétravail

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Général

Top 4 des absurdités liées au télétravail

Publié le

Le confinement lié au Covid-19 a engendré la massification du télétravail, qui se poursuit encore aujourd’hui pour beaucoup de Français. Toutefois, et même si ce phénomène est reconnu pour ses nombreux avantages, il est la conséquence de certaines absurdités professionnelles !

Créée en octobre 2019, Lik, l’application gratuite d’entraide entre professionnels, basée sur les questions de chacun et les retours d’expérience de mentors qualifiés, propose un nouveau format inédit de contenus-témoignages audio et vidéo pour répondre aux problématiques des salariés et des managers sur les thématiques professionnelles.

L'objectif étant d'inspirer les utilisateurs en diffusant les témoignages de personnes qui cassent les codes du monde du travail par leurs idées, leur culture, leurs actions… et contribuer à l'avènement d’un monde qui tourne un peu plus rond.

L’application propose désormais un nouveau format inédit : CTRL-X, dans lequel sont traités toutes sortes de sujets chauds et tabous du travail sans langue de bois, sous forme de courtes interviews « gossip ». Quentin Périnel, journaliste au Figaro et mentor Lik, y présente justement avec ironie son top 4 des absurdités liées au télétravail. (vidéo complète à retrouver ici).

La réunionite

On aurait pu croire en l’équation plus personne au bureau = moins de réunion. Or, l’inverse s’est effectivement produit ! En effet, le télétravail a engendré un boom des réunions virtuelles grâce aux différents outils à distance. Ainsi, de nombreux salariés se sont retrouvés à passer encore plus de temps en réunion qu’avant.

De nombreuses études ont par ailleurs démontré que les réunions en visio-conférence sont encore plus fatigantes que les réunions physiques. En effet, celles-ci donnent l’impression d’être présent et tous ensemble, alors qu’en vérité, on ne l’est pas vraiment. Toutes ces nouvelles technologies favorisent dès lors l’apparition de la fatigue.

Le présentéisme

Comme son nom l’indique, le présentéisme implique d’être présent pour de vrai. Or, à distance, personne n’est donc physiquement présent. Il revient à se demander comment s’assurer que les salariés travaillent bel et bien.

On constate que les fléaux liés au présentéisme physique sont semblables à celui du présentéisme à distance. Certaines entreprises, bien que minoritaires, vont encore plus loin dans le flicage des salariés. En effet, l’explosion du télétravail encourage de nombreux managers à vérifier si leurs salariés travaillent véritablement et ne se considèrent pas en vacances. On assiste à une recrudescence des logiciels de flicage des employés, qui fournissent par exemple des informations sur le nombre de mots tapés au clavier, le temps passé sur une application, le nombre de mails envoyés et à qui, ou encore le taux de déplacement de la souris.

Ces pratiques sont tout à fait légales, à condition que le manager ait prévenu ses équipes à l’avance.

Le petit chef

Avec le télétravail, celui considéré comme « le petit chef » dans une entreprise s’est retrouvé obnubilé par l’idée de surveiller à tort et à travers ses équipes. Même depuis chez lui, il a été amené à inventer des stratagèmes pour la surveillance à distance : se connecter à 8h15 pour voir qui est déjà en activité et qui ne l’est pas ; envoyer des messages à toute heure du jour et de la nuit pour voir qui va répondre ou non… Le tout dans un objectif de flicage.

On constate également un effondrement total de la limite entre vie professionnelle et vie personnelle. En effet, chacun étant confiné chez soi, certains managers n’ont eu aucun scrupule à écrire à leurs équipes le week-end. Dès lors, on ne sait plus bien quand commence, reprend et s’arrête la journée de travail.

Le « jargonaute »

Selon Quentin Périnel, et pour se sentir importants, certaines personnes utilisent à outrance des termes anglicisés et « jargonants » pour qualifier leur travail de tous les jours. En plus des expressions reprises par tous (call, asap …), on assiste à l’apparition de termes plus techniques et managériaux pendant les réunions que personne ne comprend réellement (printer, drinker, desk, mainstream, workshop, reporting…).

La forte diminution des réunions physiques, des rendez-vous professionnels, des déjeuners clients n’a pas empêché ce que Quentin Périnel appelle les « jargonautes » de continuer à utiliser ces expressions. Bien au contraire. Pour beaucoup, l’apparition de ces tics de langage est liée au confinement.

Pour éviter la déshumanisation des relations soulignée par Quentin Périnel, Raphaël Maisonnier, cofondateur et CEO de Lik, partage ses conseils pour réussir le télétravail.

« Lorsque l’on manage des collaborateurs à distance, il est facile de simplement parler de ce qui doit être fait d’un point de vue opérationnel, puis de mettre fin à la conversation pour reprendre l’exécution. Même si dans certains cas c’est exactement ce qu’il faut faire, si l’on n’est que dans un management d’exécution, on passe à côté d’une partie essentielle de la gestion : le lien !
Il faut tout d’abord s’accorder du temps au «
bavardage ». Créer du lien avec les collaborateurs ne se résume pas aux relations professionnelles. Cela implique d’en savoir plus sur ce qu’ils aiment, leurs familles, leurs passions… A titre d’exemple, les équipes Lik s’attachent à se saluer au début et à la fin de la journée par Chat pour garder ce contact humain.
Aussi, et puisque la communication non verbale occupe une place importante, il est essentiel de disposer de signaux visuels. Utilisez la vidéo autant que possible. Elle en dira bien plus sur le langage non verbal du collaborateur que tout autre moyen de communication à distance.
Enfin, il convient de réaliser le plus de «
one to one » possible avec ses collaborateurs, afin de discuter de questions au cas par cas. Autrement dit, pratiquez la politique de la « porte ouverte », et signalez que vous êtes disponibles via votre canal de discussion. Aucun collaborateur de vous en voudra jamais en recevant un message de votre part lui signalant que votre porte est ouverte en cas de besoin. »

Aussi, et pour répondre à l’image du « petit chef » du confinement dressée par Quentin Périnel, je vous invite à visionner la vidéo de Raphaël Maisonnier, réagissant au télétravail imposé et partageant ses mesures prises pour prendre soin de son équipe. Son point clé : être solidaire et maintenir le lien.

 

Sur le même sujet : Télétravail en période de confinement : facteurs de bien-être et de risques psychosociaux

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